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MICCA (sous presse, sortie en mars 2026)
Ma mémoire est une montagne de granit.
Un maquis si serré que sans mes chiens je m'y serais perdu.
Ma mémoire est une île qui se méfie de la mer, rouleuse des corps sans vie des rêveurs.
Depuis la mort de mon oncle, il n'y a plus qu'Alba pour se soucier de moi.
Bientôt, l'eau de moi m'aura quitté pour monter au ciel se mélanger à l'eau des autres, vapeur de foule nous scintillerons. Une courte apothéose avant de retomber, applaudis des fougères et des châtaigniers, espérés des moineaux comme des milans royaux.
Les minuscules gouttelettes seront de nouveau la vie.
Ce récit, c'est le souvenir que je serai.
Je le dédie à Maria Christophora Crusera, morte à cent un an seule dans une grande maison de pierre à l'écart du village. De ses huit fenêtres, une seule ouvrait chaque matin. Celle qui donnait sur le sommet du San Petrone et, plus bas, sur le cimetière familial, une lice en friche desservie par une sente imrobable.
Ma mémoire est une montagne de granit.
Un maquis si serré que sans mes chiens je m'y serais perdu.
Ma mémoire est une île qui se méfie de la mer, rouleuse des corps sans vie des rêveurs.
Depuis la mort de mon oncle, il n'y a plus qu'Alba pour se soucier de moi.
Bientôt, l'eau de moi m'aura quitté pour monter au ciel se mélanger à l'eau des autres, vapeur de foule nous scintillerons. Une courte apothéose avant de retomber, applaudis des fougères et des châtaigniers, espérés des moineaux comme des milans royaux.
Les minuscules gouttelettes seront de nouveau la vie.
Ce récit, c'est le souvenir que je serai.
Je le dédie à Maria Christophora Crusera, morte à cent un an seule dans une grande maison de pierre à l'écart du village. De ses huit fenêtres, une seule ouvrait chaque matin. Celle qui donnait sur le sommet du San Petrone et, plus bas, sur le cimetière familial, une lice en friche desservie par une sente imrobable.